Alerte E-mail
Facebook
Google +
Twitter

L'état du marché immobilier en Rhône-Alpes

Publié le 12 octobre 2020

Depuis plusieurs années, les prix de l’immobilier n’ont cessé de connaître une forte augmentation dans l’agglomération lyonnaise. Mais qu’en est-il depuis la crise sanitaire ? Après une longue période d’inflation, la capitale des Gaules reste-t-elle un secteur attractif ? Quant à la situation dans le reste de la région, certains départements connaissent des prix en hausse tandis que d’autres demeures très accessibles. De la place Bellecour à l’Isère, en passant par Saint-Etienne et les zones limitrophes de Lyon, on fait le point sur l’état du marché immobilier en Rhône-Alpes ! 

 

Lyon, toujours attractive

Alors qu’à Paris, le prix du mètre carré semble ralentir et que Bordeaux enregistre seulement 0,9 % d’augmentation depuis le début de l’année, Lyon caracole en tête : la hausse des prix immobiliers atteint 11,5 % pour s’établir à 5 536 € en moyenne en 2020 ! La crise sanitaire ne semble donc pas freiner l’attrait pour les grandes métropoles et en particulier pour la Ville des Lumières. Dans le prestigieux 6ème arrondissement, le prix au mètre carré vient d’ailleurs de passer la barre des 7 000 €, tandis que la Presqu’île frôle les 6 000 €. 

Les raisons de cette inflation : un manque de constructions neuves dans le centre lyonnais. Les nouveaux habitants ont toujours de plus en plus en de difficultés pour se loger alors que les agences immobilières ont peu de produits disponibles. Résultat, un marché toujours très tendu, des prix qui continuent d’augmenter et de plus en plus d’acheteurs qui n’hésitent plus à délaisser le centre-ville. 

 

La Part-Dieu et la Confluence en plein boom ! 

Si la Presqu’île et la Croix-Rousse restent des valeurs sûres pour investir dans la pierre, la Part-Dieu semble présenter des atouts que la vieille ville n’a pas. Parlons peu, parlons retour sur investissement : les placements patrimoniaux dans l’hyper centre sont sécurisés et comptent en moyenne un retour sur investissement de 3 %. Mais dans les quartiers en plein développement comme la Part-Dieu et la Confluence, le retour sur investissement avoisine les 4 %. Concrètement, un logement de 45 mètres carrés acheté 225 000 € se loue facilement autour de 800 euros contre un 30 mètres carrés pour le même prix acheté dans le 2ème arrondissement et loué 700 €.  

Autre secteur à offrir un beau retour sur investissement : Villeurbanne. Desservi par le métro et donc à quelques minutes du centre de Lyon, la ville voit sa population augmenter d’année en année. Les immeubles récents sont idéals pour investir, surtout pour ceux qui ont un budget serré. Prenez par exemple un appartement de 30 mètres carrés acheté 130 000 €. Il peut se louer environ 500 € soit un rendement de 4,6 % ! Flachet est d’ailleurs le quartier qui semble le plus rentable en avoisinant les 4,9 % de retour sur investissement. 

 

La périphérie lyonnaise en pleine expansion 

En pleine effervescence, les communes « urbaines » proches de Lyon connaissent une forte augmentation des prix du foncier, et en particulier l’Est lyonnais. Certaines villes peuvent notamment atteindre 4 500 € à 6 500 € du mètre carré. Outre le fait que l’hyper centre de Lyon soit saturé, de nombreux acquéreurs se tournent vers ses nouveaux secteurs dans l’objectif d’acquérir une maison individuelle avec jardin. Des envies d’espace qui semblent s’être accélérées depuis le confinement parfois vécu difficilement par certains citadins. Si Lyon est le cœur attractif de la région, c’est tout le département du Rhône qui voit profite de l’essor du marché de l’immobilier. Les petites villes desservies par un train et à moins d’une heure du centre-ville de Lyon sont désormais de plus en plus prisées. 

 

Des villes de plus en plus dynamiques 

Alors que la région Rhône-Alpes connait de grandes disparités en termes d’immobilier, le département de l’Isère, la Haute-Savoie et la Savoie restent des secteurs qui attirent les jeunes acquéreurs et les investisseurs. Prenons Grenoble où le prix moyen au mètre carré est de 2 230€ : la ville qui concentre de nombreux laboratoires de recherches et des industries florissantes continue de séduire les ingénieurs qui souhaitent d’abord s’installer dans l’hyper centre. Grâce à sa proximité avec les quais de l’Isère, son téléphérique pour monter en haut de la Bastille et son jardin public, le centre historique compte plus de demandes que de logements disponibles ! Pour les investisseurs, la Préfecture de l’Isère offre un retour sur investissement de 6 à 9 % dans les quartiers chics. 

A une heure de Grenoble, Annecy continue également d’attirer les investisseurs, les retraités aisés et les étrangers. Devenue une ville haut de gamme, la Venise des Alpes manque cependant cruellement de logements neufs. Quant aux acheteurs qui souhaitent louer leur logement, mieux vaut éviter la location saisonnière et opter pour un bail classique depuis la crise sanitaire ! 

 

Et en Auvergne ? Des secteurs ruraux accessibles ! 

Alors que les ventes de logements continuent de progresser depuis quelques années en Auvergne, Clermont-Ferrand reste très accessible avec ses 1 770€ du mètre carré. Quant aux autres départements, le Puy-de-Dôme caracole en tête avec la plus forte hausse de ventes de logements, devant l’Allier, le Cantal et la Haute-Loire. Le marché du neuf est d’ailleurs en pleine expansion dans ces territoires : les permis de construire délivrés continuent de progresser depuis 2019, et notamment dans Le Puy-de-Dôme qui enregistre à lui seul 67% des mises en chantier. Attention toutefois, ces zones rurales pourraient connaître une raréfaction de l’offre et atteindre une hausse des prix de 2 %. 

 

Le meilleur endroit pour investir en Rhône-Alpes ? 

Alors qu’elle est la grande agglomération la plus accessible en France avec ces 1 020 € du mètre carré, la ville de Saint-Etienne est aussi une aubaine pour les investisseurs. En effet, cette ville étudiante assure un retour sur investissement proche des 10 % pour les logements de plus de 50 mètres carrés. Prenez par exemple un appartement de 80 mètres carrés dans un immeuble de standing au centre de Saint-Etienne vendu 85 000 €. Celui-ci se loue facilement autour de 700 €. Dans la même optique, Roanne est idéal pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’investissement locatif à condition de proposer un bien dans un état correct ! 

 

La zone limitrophe avec la Suisse toujours attractive

Avec Genève à proximité, les secteurs de Saint-Julien-en-Genevois et Divonne-les-Bains attirent les travailleurs frontaliers. Il faut compter entre 4 000 et 5 000 € du mètre carré pour se loger dans ces villes de petites tailles. On est loin des 8 000 € du mètre carré de Megève. Et pour ceux qui ont 1 million d’euros, n’attendez plus pour investir dans un chalet de 90 mètres carrés ! A vous le feu de cheminée et le sauna après une journée à dévaler les pistes enneigées…